12 mars 2017

Vive les craquelures!


Bon avec modération tout de même… parce que trop, c’est trop ! En même temps, les goûts et les couleurs hein, ça ne se discute pas :)



Ce petit miroir acheté chez le grand suédois était en bois brut. Des comme ça, j’en ai acheté une bonne dizaine !  A l’époque je peignais beaucoup sur bois, et je trouvais ce petit format idéal pour des projets relativement rapides. Petit et bon marché, de quoi également faire plaisir aux amies.
Je lui voulais un petit côté Rococo mais pas trop vieillot et un fond un peu travaillé. C’est là que j’ai eu l’idée des craquelures, pas celles faites par un vernis mais plutôt par un médium.

Je vous explique la différence !

Le vernis à craqueler

Il permet de donner l’aspect de l’ancien. Il peut s’appliquer :
- seul, comme c’est le cas par exemple du vernis à craqueler des Frères Nordin ;
- ou être associé à un vernis à vieillir qui va « jaunir » la pièce et avec lequel il réagira chimiquement pour faire apparaître les craquelures. C’est le cas du kit de Lefranc& Bourgeois.



Le (ou les) vernis s’applique sur toute la pièce ou sur une ou plusieurs parties de celle-ci.

Une fois sec, il est possible d'appliquer :

- une patine de couleur ambrée/brune qui va révéler les craquelures sur un meuble clair. La pièce peinte aura alors un aspect ancien et une couleur plus foncée qu'à l'origine;

- une cire dorée, qui rehaussera un meuble noir par exemple;

A savoir, le matériel utilisé pour l’application devra être nettoyé avec du white spirit ou autre diluant polyuréthane.

Le médium à craqueler

Quant à lui, il s’applique entre deux couches de peinture de couleurs différentes. Le fond n’est alors plus uniforme et laisse entrevoir, grâce aux craquelures,  la couleur de la première peinture posée. Le matériel se nettoie à l’eau.



C’est la technique que j’ai choisie pour ce miroir.

Les étapes :
1 – On ponce le bois brut pour ne laisser aucune aspérité
2 – Application d’une fine couche de gesso afin de préparer le support et le rendre uniforme
3 – On ponce à nouveau légèrement pour avoir un support bien lisse !
4 – Application d’une première couche de peinture acrylique rouge
5 – Une fois la peinture sèche, application du médium à craqueler sur quelques parties du miroir. Temps de pause : environ 30 mn.
6 – Application de la deuxième couche de peinture acrylique dans le même sens en évitant de repasser sur les parties fraîchement peintes (sinon adieu les craquelures !). Ici du beige, pour bien contraster avec le rouge.
Bon à savoir, Le sens d’application du médium détermine la direction des fissures.
La peinture beige en séchant craquèle, laissant apparaître la peinture rouge du dessous.
7 – Une fois sec, il est possible de vernir le tout ou bien de décorer à l’aide de pochoirs ou à mains levée comme c’est le cas ici.

Pour ce projet, si j’avais utilisé le vernis à craqueler, les craquelures seraient de couleur marron/brun et la couleur beige serait modifiée du fait de l’étape patine.

Ici les craquelures sont assez légères. Le résultat dépend de certains facteurs comme la quantité de peinture appliquée lors de la 2ème couche ou même le taux d’humidité ambiant.






J’aurais également pu passer du médium sur tout le miroir. J’ai juste préféré en mettre ici et là et déposer moins de peinture beige à certains endroits pour laisser apparaître le rouge en transparence :)

Comme dit dans mon dernier billet, suis pas douée pour de belles photos. Du coup, la peinture paraît un peu « salie »!


Pour cette technique, je trouve ça plus joli quand la pièce n'est pas craquelée sur toute sa surface. Et vous, qu'en pensez-vous? :)

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